Le prisonnier politique sahraoui Ahmed Sbaai victime de négligence médicale

This post is also available in: Español (Espagnol) Português (Portugais - du Portugal) English (Anglais)

PUSL.- Selon des informations reçues de la famille d’Ahmed Sbaai, le prisonnier politique sahraoui du groupe Gdeim Izik a eu de graves difficultés respiratoires hier et a été transporté à l’hôpital pour recevoir de l’oxygène.

Sbaai a été renvoyé à la prison de Kenitra peu de temps après, sans assistance médicale appropriée, ni suivi par le personnel médical de la prison.

Comme tous les prisonniers du groupe, Sbaai a été gravement torturé en dépit de sa pathologie cardiaque préexistante.

Maître Ouled, avocate de ces détenus, a rappelé que depuis la condamnation de juillet 2017, elle a envoyé, à de multiples reprises, des plaintes aux autorités marocaines pour dénoncer la dégradation de leur état de santé et la négligence médicale intentionnelle dont ils sont victimes.

Nous rappelons que M. Sbaai a déclaré que lorsqu’il a été torturé par les autorités marocaines en 2010, le personnel médical présent avait exhorté les gardiens à cesser toute torture pour éviter sa mort en raison de sa pathologie cardiaque.

Ci-dessous la liste des articles faisant référence à M. Sbaai: https://porunsaharalibre.org/?lang=en&s=SBAAI

Son témoignage lors de son interrogatoire par la Cour d’appel de Rabat peut être consulté à: https://es.scribd.com/document/366418567/The-Gdeim-Izik-Case

Plusieurs détenus de Gdeim Izik ont déposé des communications devant le Comité des Nations Unies contre la torture. Le Maroc n’a jusqu’à présent respecté aucune des mesures provisoires préconisées par le Comité.

Maître Ouled a exprimé son inquiétude quant à l’intégrité physique et psychologique de ses Clients. Elle a ajouté que les autorités marocaines avaient largement démontré qu’elles n’entendaient pas respecter leurs engagements internationaux. Sa dernière plainte pour M. Zawi, qui se voit également refuser toute assistance médicale, a reçu une réponse dans laquelle le ministère de la justice a déclaré que cette demande ne relevait pas de sa compétence.