PUSL attire l’attention du Conseil de sécurité sur le fait que la situation au Sahara Occidental n’est “pas calme”.

This post is also available in: Español (Espagnol) Português (Portugais - du Portugal) English (Anglais) العربية (Arabe)

S .E.  Mme Inga Runa King, Présidente du Conseil de sécurité
Excellences, Membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies
S .E. M. António Guterres, Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies
S .E.  Mme Michelle Bachelet, Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme

Porunsaharalibre.org, est un site web d’information, qui a été fondé afin de briser le black-out médiatique imposé au Sahara Occidental.

Au cours des six dernières années, nous nous sommes adressés au Conseil de sécurité des Nations Unies et au Secrétaire général ainsi qu’au Haut-commissaire aux droits de l’homme à plusieurs reprises, pour exprimer nos préoccupations concernant les graves violations des droits de l’homme et les violations du droit international et du droit international humanitaire dans les territoires occupés du Sahara occidental.

Nos informations et nos articles sont basés sur l’expérience et l’observation ainsi qu’à travers les  contacts avec la population sur le terrain. L’un de nos membres a publié plusieurs rapports sur la situation non seulement des prisonniers politiques mais aussi, sur la situation des enfants et des étudiants sahraouis sous l’occupation[1], résultat de cinq années d’entretiens et de recueil de données.

Nous avons été surpris par le rapport de S.E. Le Secrétaire général António Guterres, dans lequel il a évoqué la «situation calme» dans les territoires occupés du Sahara occidental, une phrase qui apparaît aussi dans la Résolution 2548 (2020) adoptée par le Conseil de sécurité le 30 octobre 2020.

Nous ne pouvons comprendre cette évaluation qu’en ignorant totalement les faits sur le terrain, ce qui ne fait que souligner l’urgence de l’inclusion des droits de l’homme dans le  mandat de la MINURSO. D’un autre côté, nous pouvons également constater que les membres du Conseil semblent manquer d’informations sur la situation des prisonniers politiques et en particulier ceux du groupe Gdeim Izik, nous espérons que le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme pourra informer les membres du Conseil des mesures provisoires, décisions et avis des mécanismes des droits de l’homme émis et non respectés à ce jour par le Royaume du Maroc.

En outre, nous aimerions savoir pourquoi le Conseil de Sécurité a si peur d’inclure les droits de l’homme dans la mission de la MINURSO?

Dans le cas où le Conseil de sécurité serait effectivement intéressé par une solution pacifique, nous pouvons seulement dire que cette résolution a eu un effet tout à fait contraire comme vous pouvez le vérifier à travers les réactions des dirigeants sahraouis, du Front Polisario, ainsi que celles de toute la population sahraouie des territoires occupés, des zones libérées, des camps de réfugiés et de la diaspora.

En annexe nous vous envoyons une liste des articles publiés de janvier à octobre 2020 par porunsaharalibre (seulement une petite partie de ce qui se passe sur le terrain) qui montrent clairement que la situation sur le terrain est loin d’être “calme”, à moins que les enlèvements, arbitraires détentions, procès de farce, négligence médicale intentionnelle, pillage de ressources naturelles, surveillance et assaut de force sur les maisons, etc., les actions commises par le Maroc (puissance occupante) peuvent être qualifiées par les honorables membres du Conseil de sécurité de “situation calme” . Nous pensons sincèrement que ce n’est pas le cas et que ce serait inacceptable dans l’un de vos pays.

Respectueusement et dans l’espoir que la paix pour le Sahara Occidental  soit le véritable but de l’Organisation des Nations Unies,

Equipe de direction de PUSL,

Fito Álvarez
Conchi Fernández
Isabel Lourenço

[1] https://www.africanos.eu/images/publicacoes/working_papers/WP_2019_1.pdf

 

PUSL-CS EN