Gdeim Izik: rapport dénonçant le procès par le maroc de prisonniers politiques sahraouis basé sur des aveux obtenus sous la torture

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Dans un rapport [1] détaillé, l’activiste des droits humains portugaise Isabel Lourenço dénonce les illégalités commises pendant le procès des prisonniers politiques sahraouis connus sous le nom de groupe de Gdeim Izik.

Ce groupe a été enlevé, mis arbitrairement en détention et torturé en 2010 après le démantèlement par les forces marocaines d’occupation au Sahara occidental d’un camp de protestation pacifique appelé Gdeim Izik, que Noam Chomsky avait décrit alors comme le début du Printemps arabe.

Les prévenus ont été condamnés par un premier procès militaire en 2013, mais la Cour de cassation, la plus haute instance judiciaire marocaine, a décidé qu’un nouveau procès devant une cour civile devait avoir lieu en raison du manque de preuves pour les crimes allégués et parce que le procès militaire était basé uniquement sur des procès-verbaux de police.

Dans ce précédent procès, le tribunal militaire de Rabat a condamné tous les prévenus exclusivement sur la base de leurs aveux obtenus sous la torture.

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Communiqué des Families du Group Gdeim Izik

Suite aux enlèvements conduits par l’administration pénitentiaire des prisonniers politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik, ces derniers ont été dispersés dans différentes prisons à l’intérieur du Maroc sans que leurs familles en soient averties.

Après avoir communiqué avec certains de ces détenus, l’ampleur de la souffrance apparaît clairement. La situation de nos enfants est tragique du fait de cette maltraitance et du désir politique de vengeance, contraire à toutes les règles et conventions internationales garantissant leur dignité et leurs droits. La situation des prisonniers politiques sahraouis peut être résumée comme suit :

  • Maltraitance par les insultes et la diffamation pendant et après le transfert, en particulier ceux d’Abdallahi Toubali, Brahim Elismaili dans la prison de Tiflet 1 et Tiflet 2, ainsi que Sidahmed Lamjayed et Mohamed Bani dans la prison d’Ait Melloul.
  • Tous les prisonniers sont détenus dans des cellules isolées qui ne remplissent pas les conditions d’hygiène. Certaines sont pleines de vermines, les rats y pénètrent, la proximité des prisonniers du droit commun conduit à respirer des émissions polluantes (cannabis et tabac). Toute les affaires qu’ils avaient apportées nécessaires à leur entretien leur ont été confisquées, comme des couvertures, vêtements, livres et médicaments.
  • Ils n’ont pas accès aux traitements médicaux nécessités par leur état de santé, c’est le cas en particulier de Sidahmed Lamjayad et Brahim Elismaili.
  • Il a été mis fin au droit de visite libre des détenus, et la mère du prisonnier politique Mohamed Mbarek Lafkir s’est vue refuser de le visiter à la prison d’Ait Melloul.

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