Des journalistes Sahraouis condamnés à deux ans de prison.

PUSL.- Mohamed Salem Mayara, journaliste, et Mohamed Alchomyai, photographe, ont été condamnés à 2 ans de prison le 5 septembre dernier par le tribunal de première instance de Laâyoune, capitale des territoires occupés au Sahara occidental.

Les deux journalistes font partie de l’équipe de « Smara News », un media Sahraoui diffusé sur les réseaux sociaux afin de briser le silence et l’embargo médiatique imposés par le Royaume du Maroc qui occupe illégalement le territoire du Sahara occidental par l’armée; les forces de l’armée et de la police maintiennent la population Sahraouie sous la terreur, les enlèvements, la torture et des discriminations sociale, politique et économique, en violation des résolutions des Nations Unies.

Ces deux journalistes faisaient un reportage sur une manifestation pacifique quand ils furent arrêtés le 27 mars dernier. Lire la suite…

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Prisonniers politiques Gdeim Izik : l’excuse de la souveraineté pour justifier la torture

PUSL.- Un an après la confirmation de leur peines les prisonniers politiques sahraouis sont toujours torturés dans les geôles marocaines, dans l’attente d’une nouvelle décision de la Cour suprême marocaine.

L’attente de cette décision donne de l’espoir aux prisonniers, aux familles et à leur soutien. En effet, en 2016, l’agenda politique marocain a conduit à l’annulation du jugement du Tribunal militaire considéré comme inéquitable, injuste et illégale par plusieurs ONG et institutions. En réalité, cette annulation a permis au Royaume du Maroc d’arguer de ce que les prisonniers n’avaient pas épuisé les voies de recours internes et d’empêcher ainsi l’application des décisions onusiennes, tel que celle du Comité contre la Torture ou l’avis du Groupe de travail contre la détention arbitraire. De même, la séparation des pouvoirs permet au Royaume de ne pas libérer ces prisonniers innocents à défaut d’une décision judiciaire en ce sens.

Seulement, un lecteur averti sait bien que la Cour de cassation ne peut être saisi que de questions de droit ; elle ne saurait revenir sur les faits. D’ailleurs, elle a renvoyé, en 2016, l’affaire devant la Cour d’appel de Rabat sans conclure à la libération immédiate des prisonniers tout en constatant qu’il n’existait aucune preuve de leur culpabilité autre que des aveux rédigés par la police et la gendarmerie royale. Cela signifie que huit ans après les premiers actes de tortures auxquels les prisonniers ont été soumis, aucune enquête n’a été ouverte alors même que c’est ce qui aurait permis de conclure à la nullité de ces procès-verbaux. Et donc, de conduire à la libération des prisonniers. Lire la suite…

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