Mohamed Lamin HADDI prisonnier politique sahraoui est tombé dans le coma hier

PUSL.- La vie des prisonniers saharaouis actuellement détenus au sein de la prison marocaine de Tiflet 2 continue chaque jour à être menacée.

C’est ainsi que M.HADDI est tombé dans le coma hier, mettant ainsi, de facto, fin à la grève de la faim qu’il avait entamé pour protester contre sa mise à l’isolement depuis son transfert, en septembre 2017.

La vie de M.HADDI et des 3 autres prisonniers, M.ABBAHAH, M.KHADDA et M.BOURIAL restent donc entre les mains de l’Administration de la prison de Tilfet, qui semble agir en toute impunité.

M.BOURIAL, dès son arrivée à la prison de Tiflet hier s’est vu privé de toutes ses affaires et placé immédiatement à l’isolement. Il a indiqué avant son transfert à Maître OULED, son avocate, qu’il poursuivrait la grève de la faim jusqu’à la mort et que la mort ne pouvait être pire que Tiflet 2.

L’administration pénitentiaire de Tiflet 2 a donc fait du régime d’isolement le régime de droit commun pour les prisonniers de Gdeim Izik. Or, l’isolement prolongé a des conséquences très graves sur la santé physique et psychique de ces hommes.

A la veille des discussions du renouvellement du mandat de la MINURSO, la question de la protection de la vie de ce groupe n’est donc toujours pas résolue. Les tortures abjectes auxquelles sont soumis ces prisonniers constituent l’infraction la plus grave commisse par le Royaume du Maroc parce qu’il s’agit là de punir, d’avilir et de tuer ces hommes, de manière progressive.

Enfin, M.ABBAHAH a été, comme l’avait indiqué PUSL, interdit d’adresser des plaintes au niveau national ou international. Après de longs mois, un stylo lui a été donné mais la lettre qu’il voulait envoyer à l’ONU a pour sa part été bloquée par l’administration pénitentiaire.

Le peu d’information – les prisonniers ne pouvant appeler que quelques minutes, une fois par semaine et ne reçoivent que quelques visites- confirme la gravité de leur situation.

Seul un transfert urgent pourra protéger la vie de ces prisonniers.