El Bachir Khadda, prisonnier politique Sahraoui du groupe de Gdeim Izik, entre en grève de la faim

El Aaiun, 18 septembre 2018 – La familile d’El Bachir Khadda

Nous, la famille d’El Bachir Khadda, prisonnier politique Sahraoui du groupe de Gdeim Izik, actuellement détenu à la prison Tilftet 2 au Maroc, à plus de 1200 kilomètres de sa ville natale, El-Aiun, au Sahara Occidental, informons qu’il a commencé aujourd’hui, ce mardi 18 septembre 2018, une grève de la faim illimitée.

El Bachir Khadda a été arrêté en 2010 à la suite du démantèlement du camp de Gdeim Izik, et malgré l’absence de preuves, il a été condamné à 20 ans de prison par la Cour d’appel de Rabat en 2017 lors d’un procés marqué par de multiples et graves atteintes au droit à un procès équitable.

En raison des conditions inhumaines et dégradantes de détention auxquelles il doit faire face ainsi que de la détérioration de sa santé, et après de nombreuses plaintes aux autorités marocaines et au CNDH (Conseil national des Droits de l’Homme du Maroc) par lui-même, sa famille et son avocat restées sans réponse, El Bachir a décidé d’entrer une grève de la faim afin:

1 – D’exiger l’accès à des soins médicaux immédiatement

2. – D’exiger son transfert au Sahara occidental en vue de se rapprocher de sa famille

3. – Que la cour de cassation réponde dans un délai raisonnable puisque le groupe Gdeim Izik est maintenant en prison depuis 2010

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Des journalistes Sahraouis condamnés à deux ans de prison.

PUSL.- Mohamed Salem Mayara, journaliste, et Mohamed Alchomyai, photographe, ont été condamnés à 2 ans de prison le 5 septembre dernier par le tribunal de première instance de Laâyoune, capitale des territoires occupés au Sahara occidental.

Les deux journalistes font partie de l’équipe de « Smara News », un media Sahraoui diffusé sur les réseaux sociaux afin de briser le silence et l’embargo médiatique imposés par le Royaume du Maroc qui occupe illégalement le territoire du Sahara occidental par l’armée; les forces de l’armée et de la police maintiennent la population Sahraouie sous la terreur, les enlèvements, la torture et des discriminations sociale, politique et économique, en violation des résolutions des Nations Unies.

Ces deux journalistes faisaient un reportage sur une manifestation pacifique quand ils furent arrêtés le 27 mars dernier.

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Prisonniers politiques Gdeim Izik : l’excuse de la souveraineté pour justifier la torture

PUSL.- Un an après la confirmation de leur peines les prisonniers politiques sahraouis sont toujours torturés dans les geôles marocaines, dans l’attente d’une nouvelle décision de la Cour suprême marocaine.

L’attente de cette décision donne de l’espoir aux prisonniers, aux familles et à leur soutien. En effet, en 2016, l’agenda politique marocain a conduit à l’annulation du jugement du Tribunal militaire considéré comme inéquitable, injuste et illégale par plusieurs ONG et institutions. En réalité, cette annulation a permis au Royaume du Maroc d’arguer de ce que les prisonniers n’avaient pas épuisé les voies de recours internes et d’empêcher ainsi l’application des décisions onusiennes, tel que celle du Comité contre la Torture ou l’avis du Groupe de travail contre la détention arbitraire. De même, la séparation des pouvoirs permet au Royaume de ne pas libérer ces prisonniers innocents à défaut d’une décision judiciaire en ce sens.

Seulement, un lecteur averti sait bien que la Cour de cassation ne peut être saisi que de questions de droit ; elle ne saurait revenir sur les faits. D’ailleurs, elle a renvoyé, en 2016, l’affaire devant la Cour d’appel de Rabat sans conclure à la libération immédiate des prisonniers tout en constatant qu’il n’existait aucune preuve de leur culpabilité autre que des aveux rédigés par la police et la gendarmerie royale. Cela signifie que huit ans après les premiers actes de tortures auxquels les prisonniers ont été soumis, aucune enquête n’a été ouverte alors même que c’est ce qui aurait permis de conclure à la nullité de ces procès-verbaux. Et donc, de conduire à la libération des prisonniers.

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Maroc – Négligence médicale intentionnelle du prisonnier politique sahraoui El Wafi

M. El Wafi Wakari, étudiant saharaoui et prisonnier politique du groupe dit “Compagnons d’El Wali”, a été privé de soins médicaux depuis son arrestation en janvier 2016 et ce, alors même que les médecins marocains lui avaient dit qu’il avait besoin d’une intervention chirurgicale urgente.

Après d’innombrables plaintes de la famille auprès des autorités marocaines et du CNDH (Conseil national des droits de l’homme) et des mécanismes des droits de l’homme de l’ONU et de plusieurs interventions du Parlement européen au sujet de l’état de santé de ce prisonnier, la situation ne s’est toujours pas améliorée. Les autorités marocaines continuent ainsi de maltraiter M. Wakari en refusant de le soigner.

L’avocate français qui représente désormais ce prisonnier politique, Maitre Marie ROCH, a adressé une plainte détaillée aux autorités marocaines en rappelant qu’il s’agissait là d’une violation de la loi marocaine elle-même.

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Les institutions de droit marocain n’ont aucun droit pour s’exprimer au lieu et à la place du peuple du Sahara Occidental

Communiqué de presse du Front POLISARIO

Mission du Parlement européen : les institutions de droit marocain n’ont aucun droit pour s’exprimer au lieu et à la place du peuple du Sahara Occidental

Ce 3 septembre, et pour deux jours, une mission du Parlement européen se rend sur le territoire occupé du Sahara occidental pour s’assurer une meilleure connaissance de la situation. Le Front POLISARIO salue cet effort, qui montre la volonté de réunir le plus d’informations possibles avant de prendre les décisions.  Toutefois, il entend rappeler solennellement trois points qui sont essentiels.

Le royaume du Maroc, qui est puissance militaire occupante au sens de la IVème Convention de Genève, n’a aucune capacité pour exercer un quelconque acte de souveraineté sur le territoire. Les autorisations qu’il croit pouvoir donner, spécialement pour l’accès au territoire, sont sans valeur au regard du droit international et du droit européen.  De même, les interlocuteurs relevant du droit marocain que rencontrera la mission ne peuvent, par hypothèse, donner le moindre avis au nom du peuple du Sahara occidental.

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Le Conseil vote la proposition de décision de la Commission relative à la modification de l’accord euro-méditerranéen avec le Royaume du Maroc

PUSL.- Le Conseil a adopté le 16 juillet dernier une décision sur l’extension des préférences tarifaires dans l’accord d’association avec le Maroc au Sahara occidental. Selon la Commission, la décision est conforme à l’arrêt de la Cour de justice de l’UE sur l’accord de libéralisation sur les produits agricoles et autres du 21 décembre 2016.

Pour mémoire, le 29 mai 2017, le Conseil avait autorisé la Commission à ouvrir des négociations en vue de fournir une base légale pour octroyer des préférences aux produits originaires du Sahara occidental, suite à l’arrêt rendu le 21 décembre 2016 dans l’affaire C-104/16 P , dans laquelle la Cour de justice de l’Union européenne avait jugé que l’accord d’association et l’accord de libéralisation conclus entre l’Union et le Maroc ne s’appliquaient pas au Sahara occidental.

Deux cycles de négociation ont eu lieu. Le premier s’est tenu les 15 et 16 juin 2017, le deuxième le 18 juillet 2017. Les négociateurs en chef ont paraphé le projet d’accord le 31 janvier 2018.

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Un an après leur procès en appel, les prisonniers politiques sahraouis de Gdeim Izik sont toujours soumis à des traitements inhumains

Par Fito Alvarez Tombo – PUSL

Dix-neuf des 24 prisonniers politiques sahraouis du groupe dit de Gdeim Izik restent incarcérés, avec des peines allant de 20 ans à la réclusion à perpétuité et continuent d’être victimes de tortures, de mauvais traitements et de négligence médicale intentionnelle de la part des autorités marocaines.

L’avocate française de la défense du groupe de Gdeim Izik, Maître OULED Olfa, est extrêmement préoccupée par les violations constantes et persistantes des droits fondamentaux de ses clients commisses par les autorités marocaines, droits aussi bien reconnus en apparence par le droit national marocain que par le droit international.

“Ils ont été de nouveau soumis à des mauvais traitements et dans certains cas à des tortures, ainsi qu’à une extrême négligence médicale après leur dernière condamnation, le 19 juillet 2017 par la Cour d’appel de Salé. Outre le fait que le pourvoi devant la Cour de cassation est pendant, et que le procès en appel n’a pas montré qu’il existerait des éléments de preuve matériels qui permettraient de démontrer la culpabilité des accusés , il est aujourd’hui manifeste que certains des prisonniers sont aujourd’hui en danger de mort, en raison de leur état de santé. Nous nous sommes adressés, avec leurs familles, aux autorités compétentes et nous continuerons à le faire. Nous demandons simplement à ce que ces hommes soient considérés comme innocents puisqu’il n’y a aucune preuve de culpabilité autre que des déclarations signées sous la torture, tortures qui n’ont jamais fait l’objet d’une enquête. Pour ce qui est de la situation actuelle, il s’agit ici du respect du droit à la vie qui exclut l’isolement prolongé et la privation de contact presque total avec le monde extérieur. Une solution urgente doit être trouvée au regard des dommages irréversibles déjà causés».

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Nouveau dépoôt de plainte devant l´ONU contre le Maroc

acatfrance.fr.- Parce qu’il persiste à dénoncer les violations dont ses codétenus sahraouis et lui font l’objet, Naâma Asfari est sans cesse victime de représailles du gouvernement marocain. En réaction, l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT) et le Service International des Droits de l’Homme (ISHR) saisissent une nouvelle fois les instances des Nations Unies afin qu’elles interpellent le Maroc.

Naâma Asfari, défenseur des droits de l’homme sahraoui, est détenu depuis novembre 2010 et condamné à 30 ans d’emprisonnement sur la base d’aveux signés sous la torture pour sa participation au camp de protestation de Gdeim Izik.

Son épouse, Claude  Mangin-Asfari, est toujours privée de rendre visite à son époux. En avril 2018, en signe de protestation, Claude a décidé d’entamer une grève de la faim pour un mois. 2 mois après et malgré les tentatives répétées du gouvernement français d’obtenir du Maroc qu’il la laisse entrer sur le territoire du Royaume pour rendre visite à Naâma Asfari, Claude est toujours privée du droit de rendre visite à son époux.

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Le prisonnier politique Sahraoui, El Wafi Wakari, a besoin de toute urgence de soins médicaux et de protection pour sa vie

PUSL.- Agé de 28 ans, Mr OUAKARI ELOIFI (appelé aussi El Wafi Wakari) est un prisonnier politique Sahraoui transféré le 4 juillet dernier à la prison d’Ait Melloul ; il a besoin de toute urgence de soins médicaux et de protection pour sa vie

Après son transfert, Mr Eloifi a été placé dans une cellule avec des délinquants marocains violents qui menacent son intégrité physique car il est absolument incapable de se défendre à cause de sa mauvaise santé.

Trois autres étudiants Sahraouis sont détenus dans la même prison : Ali Shargui, Hamza Rami et Ahmed Abba Ali du même groupe des « Compagnons de El Uali » ; ils ont été transférés le même jour, mais dans d’autres zones cellulaires ; nous n’avons aucune information sur eux actuellement.

Les familles exhortent les Nations Unies et l’EU d’interpeller les autorités marocaines afin de pouvoir contacter tous les prisonniers politiques Sahraouis actuellement détenus à Ait Melloul.

Mr Eloifi est en détention depuis janvier 2016 ; depuis son arrestation, il a été soumis à de graves sévices, mauvais traitements, tabassages, nourriture insuffisante, détresses psychologique et physique.

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Un an après leur condamnation, les prisonniers politiques sahraouis du Groupe de Gdeim Izik sont toujours torturés et soumis à des traitements cruels

PUSL.- Dix-neuf des 24 prisonniers politiques sahraouis du groupe Gdeim Izik restent incarcérés, avec des peines allant de 20 ans à l’emprisonnement à perpétuité.

Ils ont été soumis à de sévères traitements et, dans certains cas, à de la torture, ainsi qu’à une extrême négligence médicale après l’arrêt de la Cour d’appel de Rabat rendu le 19 juillet 2017.

Les prisonniers sont actuellement dispersés au sein des prisons suivantes : Tiflet2 (Sidi Abdallah Abbahah, Mohamed Bourial, Mohamed Lamin Haddi, El Bachir Khadda); Kenitra (Naama Asfari, El Bachir Boutanguiza, Hassan Dah, Abdallah Lakhfawni; Ahmed Sbaai, Houcein Zawi) El Arjat (Abdel Jalil Laaroussi); Ait Melloul (Brahim Ismaili, Mohamed Bani, Sidahmed Lemjeyid, Mohamed Lefkir); Bouzakarn (Cheikh Banga, Mohamed Tahlil, Abdallah Toubali, Khouna Babeit).

Les prisonniers de Tiflet2 sont à l’isolement prolongé depuis leur arrivé, privés de contact régulier avec l’extérieur, ce qui est considéré comme l’une des formes de tortures les plus dures entraînant des dommages à la fois physiques et psychologiques. Les familles de ces prisonniers ont présenté plusieurs plaintes aux autorités marocaines et au Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) sans recevoir de réponse. Elles viennent d’adresser un appel urgent au Comité international de la Croix-Rouge concernant la situation des prisonniers et le refus arbitraire qui leur est opposé lorsqu’elles tentent de leur rendre visite. Cette prison se situe à plus de 1200km d’El Aaiun au Sahara Occidental et actuellement ce groupe est celui qui se trouve dans la prison la plus éloignée du domicile de leur famille.

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Moussa Faki Mahamat propose un « mécanisme africain » pour contribuer à résoudre le conflit au Sahara occidental

Par Pierre Boisselet – Envoyé spécial à Nouakchott – jeuneafrique.com

Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a remis ce dimanche à Nouakchott un rapport très attendu sur le conflit entre le Maroc et la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Il préconise de mettre en place un mécanisme africain qui, cependant, ne se substituerait pas aux efforts des Nations unies.

Il s’agissait sans doute du document le plus attendu du 31e sommet de l’Union africaine (UA), qui s’est ouvert ce dimanche 1er juillet à Nouakchott. Le président de la Commission, Moussa Faki Mahamat, a remis aux délégations présentes un rapport de sept pages destiné à relancer le processus de paix entre le Maroc et la République arabe Sahraouie démocratique (RASD). Ce texte devait être étudié à huis-clos dimanche 1er juillet. 

Il se fonde sur une série d’entretiens menés ces derniers mois. D’une part, avec le roi du Maroc, Mohammed VI, et son ministre des Affaires étrangères (à Rabat, les 5 et 6 juin) ; d’autre part, avec le président de la RASD, Brahim Ghali, et son ministre des Affaires étrangères (à Tindouf, les 19 et 20 juin). Mais aussi avec le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia et son ministre des Affaires étrangères (les 11 et 12 mars), ou encore avec le président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz, fin mars.

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