Les prisonniers de Gdeim Izik actuellement détenus à Tiflet 2 sont toujours soumis à un régime d’isolement prolongé et à des traitements inhumains

PUSL.- Le prisonnier politique sahraoui Abdallahi Abbahah, du groupe de Gdeim Izik, actuellement détenu dans la prison Tiflet 2 au Maroc, fera une grève de la faim de 48 heures en vue de soutenir M.El Bachir Khadda du même groupe, qui a lui débuté une grève de la faim le 18 septembre dernier.

Selon les informations de sa famille, Abbahah a déclaré que cette grève visera à soutenir les demandes de M.Khadda mais également à dénoncer le harcèlement quotidien, les mauvais traitements et l’isolement prolongé auxquels il est soumis depuis son transfert à Tiflet, il y a plus de 5 mois.

Les prisonniers de Tiflet2, Mohamed Lamin Haddi, Abdallahi Abbahah et El Bachir Khadda ont été privés de contact avec l’extérieur pendant des mois. Ils ont également été victimes de tortures psychologiques, de harcèlement et de mauvais traitements. Ils sont confinés dans des cellules avec le strict minimum nécessaire et ne peuvent évidemment pas participer aux activités carcérales. Ces prisonniers n’ont que le mur de leur cellule pour compagnie 22 heures par jour.

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Prisonniers politiques Gdeim Izik : l’excuse de la souveraineté pour justifier la torture

PUSL.- Un an après la confirmation de leur peines les prisonniers politiques sahraouis sont toujours torturés dans les geôles marocaines, dans l’attente d’une nouvelle décision de la Cour suprême marocaine.

L’attente de cette décision donne de l’espoir aux prisonniers, aux familles et à leur soutien. En effet, en 2016, l’agenda politique marocain a conduit à l’annulation du jugement du Tribunal militaire considéré comme inéquitable, injuste et illégale par plusieurs ONG et institutions. En réalité, cette annulation a permis au Royaume du Maroc d’arguer de ce que les prisonniers n’avaient pas épuisé les voies de recours internes et d’empêcher ainsi l’application des décisions onusiennes, tel que celle du Comité contre la Torture ou l’avis du Groupe de travail contre la détention arbitraire. De même, la séparation des pouvoirs permet au Royaume de ne pas libérer ces prisonniers innocents à défaut d’une décision judiciaire en ce sens.

Seulement, un lecteur averti sait bien que la Cour de cassation ne peut être saisi que de questions de droit ; elle ne saurait revenir sur les faits. D’ailleurs, elle a renvoyé, en 2016, l’affaire devant la Cour d’appel de Rabat sans conclure à la libération immédiate des prisonniers tout en constatant qu’il n’existait aucune preuve de leur culpabilité autre que des aveux rédigés par la police et la gendarmerie royale. Cela signifie que huit ans après les premiers actes de tortures auxquels les prisonniers ont été soumis, aucune enquête n’a été ouverte alors même que c’est ce qui aurait permis de conclure à la nullité de ces procès-verbaux. Et donc, de conduire à la libération des prisonniers.

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Un an après leur procès en appel, les prisonniers politiques sahraouis de Gdeim Izik sont toujours soumis à des traitements inhumains

Par Fito Alvarez Tombo – PUSL

Dix-neuf des 24 prisonniers politiques sahraouis du groupe dit de Gdeim Izik restent incarcérés, avec des peines allant de 20 ans à la réclusion à perpétuité et continuent d’être victimes de tortures, de mauvais traitements et de négligence médicale intentionnelle de la part des autorités marocaines.

L’avocate française de la défense du groupe de Gdeim Izik, Maître OULED Olfa, est extrêmement préoccupée par les violations constantes et persistantes des droits fondamentaux de ses clients commisses par les autorités marocaines, droits aussi bien reconnus en apparence par le droit national marocain que par le droit international.

“Ils ont été de nouveau soumis à des mauvais traitements et dans certains cas à des tortures, ainsi qu’à une extrême négligence médicale après leur dernière condamnation, le 19 juillet 2017 par la Cour d’appel de Salé. Outre le fait que le pourvoi devant la Cour de cassation est pendant, et que le procès en appel n’a pas montré qu’il existerait des éléments de preuve matériels qui permettraient de démontrer la culpabilité des accusés , il est aujourd’hui manifeste que certains des prisonniers sont aujourd’hui en danger de mort, en raison de leur état de santé. Nous nous sommes adressés, avec leurs familles, aux autorités compétentes et nous continuerons à le faire. Nous demandons simplement à ce que ces hommes soient considérés comme innocents puisqu’il n’y a aucune preuve de culpabilité autre que des déclarations signées sous la torture, tortures qui n’ont jamais fait l’objet d’une enquête. Pour ce qui est de la situation actuelle, il s’agit ici du respect du droit à la vie qui exclut l’isolement prolongé et la privation de contact presque total avec le monde extérieur. Une solution urgente doit être trouvée au regard des dommages irréversibles déjà causés».

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Nouveau dépoôt de plainte devant l´ONU contre le Maroc

acatfrance.fr.- Parce qu’il persiste à dénoncer les violations dont ses codétenus sahraouis et lui font l’objet, Naâma Asfari est sans cesse victime de représailles du gouvernement marocain. En réaction, l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT) et le Service International des Droits de l’Homme (ISHR) saisissent une nouvelle fois les instances des Nations Unies afin qu’elles interpellent le Maroc.

Naâma Asfari, défenseur des droits de l’homme sahraoui, est détenu depuis novembre 2010 et condamné à 30 ans d’emprisonnement sur la base d’aveux signés sous la torture pour sa participation au camp de protestation de Gdeim Izik.

Son épouse, Claude  Mangin-Asfari, est toujours privée de rendre visite à son époux. En avril 2018, en signe de protestation, Claude a décidé d’entamer une grève de la faim pour un mois. 2 mois après et malgré les tentatives répétées du gouvernement français d’obtenir du Maroc qu’il la laisse entrer sur le territoire du Royaume pour rendre visite à Naâma Asfari, Claude est toujours privée du droit de rendre visite à son époux.

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Les prisonniers politiques Sahraouis maintenus dans un isolement total prolongé


PUSL.- Les 4 prisonniers de Gdeim Izik détenus dans la prison de Tiflet 2 sont tenus en isolement prolongé ; certains d’entre eux n’ont plus accès aux livres alors qu’ils doivent passer des examens universitaires, et ils n’ont plus de réels contacts humains.

Les 4 prisonniers politiques ont été placés dans différentes unités de détention de la prison ; ils ne se voient jamais ni n’ont de contact les uns avec les autres.

Mr El Bachir Khadda est dans cette situation depuis plus de 9 mois (285 jours), depuis son transfert à Tiflet 2 le 16 septembre 2017 ; il n’a ni livres, ni radio, ni télévision. Il passe 22 heures à l’isolement total dans sa cellule, mais même lors des 2 heures de promenade qui lui sont accordées, il préfère rester dans sa cellule à cause de harcèlements continus de la part des criminels de droit commun, comportements encouragés par les gardiens. Quand les autres prisonniers essaient cependant d’engager une conversation normale avec lui,  les gardiens les punissent.

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Gdeim Izik: rapport dénonçant le procès par le maroc de prisonniers politiques sahraouis basé sur des aveux obtenus sous la torture

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Dans un rapport [1] détaillé, l’activiste des droits humains portugaise Isabel Lourenço dénonce les illégalités commises pendant le procès des prisonniers politiques sahraouis connus sous le nom de groupe de Gdeim Izik.

Ce groupe a été enlevé, mis arbitrairement en détention et torturé en 2010 après le démantèlement par les forces marocaines d’occupation au Sahara occidental d’un camp de protestation pacifique appelé Gdeim Izik, que Noam Chomsky avait décrit alors comme le début du Printemps arabe.

Les prévenus ont été condamnés par un premier procès militaire en 2013, mais la Cour de cassation, la plus haute instance judiciaire marocaine, a décidé qu’un nouveau procès devant une cour civile devait avoir lieu en raison du manque de preuves pour les crimes allégués et parce que le procès militaire était basé uniquement sur des procès-verbaux de police.

Dans ce précédent procès, le tribunal militaire de Rabat a condamné tous les prévenus exclusivement sur la base de leurs aveux obtenus sous la torture.

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Communiqué des Families du Group Gdeim Izik

Suite aux enlèvements conduits par l’administration pénitentiaire des prisonniers politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik, ces derniers ont été dispersés dans différentes prisons à l’intérieur du Maroc sans que leurs familles en soient averties.

Après avoir communiqué avec certains de ces détenus, l’ampleur de la souffrance apparaît clairement. La situation de nos enfants est tragique du fait de cette maltraitance et du désir politique de vengeance, contraire à toutes les règles et conventions internationales garantissant leur dignité et leurs droits. La situation des prisonniers politiques sahraouis peut être résumée comme suit :

  • Maltraitance par les insultes et la diffamation pendant et après le transfert, en particulier ceux d’Abdallahi Toubali, Brahim Elismaili dans la prison de Tiflet 1 et Tiflet 2, ainsi que Sidahmed Lamjayed et Mohamed Bani dans la prison d’Ait Melloul.
  • Tous les prisonniers sont détenus dans des cellules isolées qui ne remplissent pas les conditions d’hygiène. Certaines sont pleines de vermines, les rats y pénètrent, la proximité des prisonniers du droit commun conduit à respirer des émissions polluantes (cannabis et tabac). Toute les affaires qu’ils avaient apportées nécessaires à leur entretien leur ont été confisquées, comme des couvertures, vêtements, livres et médicaments.
  • Ils n’ont pas accès aux traitements médicaux nécessités par leur état de santé, c’est le cas en particulier de Sidahmed Lamjayad et Brahim Elismaili.
  • Il a été mis fin au droit de visite libre des détenus, et la mère du prisonnier politique Mohamed Mbarek Lafkir s’est vue refuser de le visiter à la prison d’Ait Melloul.

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Le sixième anniversaire de démantèlement sauvage de campement Gdeim Izik

gdeim-izik

 

Prisonniers politiques sahraouis Groupe Gdeim Izik
Prison El-Aarjat Salé Maroc
Le 07 novembre 2016

Communiqué

On commémore aujourd’hui le  sixième anniversaire de démantèlement militaire de campement Gdeim Izik des personnes déplacés, ainsi les perquisitions et saccage des maisons qu’a connu la ville d’El Aaiun occupée ce même jour.

Après un mois de résistance et de défi, pendant lequel le peuple sahraoui aux territoires occupés a démontré les plus grandioses formes de protestation et de résistance pacifique, ce qui a perturbé la machine coloniale, qui n’a pas trouvé de solution autre que la répression d’un peuple sans défense, mais armé de son droit à la liberté et à la dignité sur son territoire. Elle a brulé les tentes, maltraités les enfants, les femmes et les personnes âgés, enlevés et emprisonnés des centaines des sahraouis, elle a tué des protestants pacifiques.

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