Maroc : Une loi instrumentalisée contre la liberté de la presse

Une femme ayant filmé la police risque deux ans de prison

(New York) HWR – Les autorités marocaines se servent d’une loi visant à prévenir l’usurpation de fonction pour attaquer pénalement ceux qui tentent de dénoncer des violations des droits humains, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch.

Dans la dernière affaire en date, Nezha Khalidi, affiliée au groupe d’activistes Equipe Media à El-Ayoun, au Sahara occidental, sera jugée le 20 mai 2019, après avoir été accusée de ne pas remplir les conditions requises pour affirmer être journaliste. La police l’a arrêtée le 4 décembre 2018 alors qu’elle diffusait, en direct sur Facebook, une scène de rue au Sahara occidental tout en dénonçant la « répression » marocaine. Elle risque deux ans de prison.

« Ceux qui s’expriment pacifiquement ne devraient jamais craindre la prison pour avoir ‘‘prétendu’’ être des journalistes », a déclaré Eric Goldstein, Directeur adjoint Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Les autorités ne devraient pas utiliser une loi conçue pour empêcher quelqu’un de non qualifié de prétendre être un médecin, par exemple, pour punir ceux dont les positions leur déplaisent.» Lire la suite…

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Des journalistes Sahraouis condamnés à deux ans de prison.

PUSL.- Mohamed Salem Mayara, journaliste, et Mohamed Alchomyai, photographe, ont été condamnés à 2 ans de prison le 5 septembre dernier par le tribunal de première instance de Laâyoune, capitale des territoires occupés au Sahara occidental.

Les deux journalistes font partie de l’équipe de « Smara News », un media Sahraoui diffusé sur les réseaux sociaux afin de briser le silence et l’embargo médiatique imposés par le Royaume du Maroc qui occupe illégalement le territoire du Sahara occidental par l’armée; les forces de l’armée et de la police maintiennent la population Sahraouie sous la terreur, les enlèvements, la torture et des discriminations sociale, politique et économique, en violation des résolutions des Nations Unies.

Ces deux journalistes faisaient un reportage sur une manifestation pacifique quand ils furent arrêtés le 27 mars dernier. Lire la suite…

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Le Maroc reporte le procès d’un journaliste Sahraoui.

Le tribunal de première instance d’ El Ayoun a reporté au 14 mai le procès de Laaroussi Ndour, arbitrairement détenu depuis le 2 mai 2018

Le photographe et rédacteur du Centre Bentilli, l’un des groupes media sahraouis dans les territoires occupés, qui écrit et filme quotidiennement les violations des droits humains au Sahara occidental perpétrées par le Maroc, a été arrêté et maltraité sur l’avenue Smara selon plusieurs témoins

Ce matin alors qu’il était présent à la cour, il n’avait pas la prothèse auditive dont il avait besoin, elle lui a été confisuqée par les autorités marocaines d’occupation.

Le procès a été reporté puisque Ndour ne pouvait pas entendre correctement.

Des amis, des militants et des membres de sa famille étaient venus au tribunal apporter leur soutien au journaliste et protester contre sa détention arbitraire Lire la suite…

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