Le Comité contre la torture des Nations Unies a demandé la libération immédiate du prisonnier politique sahraoui Abbahah

PUSL.- Selon nos sources, son avocate, Maître Olfa Ouled, a présenté une plainte individuelle au Comité contre la torture (CAT), en mai dernier. Le Comité a immédiatement répondu à la demande de mesures urgentes et demandé au gouvernement marocain de mettre fin à l’isolement prolongé que subit Abbahah depuis huit mois.

M. Abbahah devrait faire l’objet d’une libération immédiate, eu égard a son état de santé, a jugé le Comité.

Les mesures provisoires sont octroyées par le Comité, en guise de protection pour éviter tout dommage irréparable, jusqu’à ce que la décision finale soit rendue.

Me Olfa Ouled n’a pas souhaité faire de commentaires s’agissant de procédures en cours devant le Comité contre la torture, car ces procédures sont longues et confidentielles.

Néanmoins, l’avocate de la défense des 18 prisonniers politiques du groupe dit de Gdeim Izik a réaffirmé qu’elle continuerait à utiliser toute voie légale pour protéger la vie de ces hommes innocents, qui sont en train de mourir. Selon elle, tout le groupe doit être protégé car les détenus ont tous des problèmes graves de santé, du fait des tortures subies et du régime sévère de détention.

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Mohamed Lamin HADDI prisonnier politique sahraoui est tombé dans le coma hier

PUSL.- La vie des prisonniers saharaouis actuellement détenus au sein de la prison marocaine de Tiflet 2 continue chaque jour à être menacée.

C’est ainsi que M.HADDI est tombé dans le coma hier, mettant ainsi, de facto, fin à la grève de la faim qu’il avait entamé pour protester contre sa mise à l’isolement depuis son transfert, en septembre 2017.

La vie de M.HADDI et des 3 autres prisonniers, M.ABBAHAH, M.KHADDA et M.BOURIAL restent donc entre les mains de l’Administration de la prison de Tilfet, qui semble agir en toute impunité.

M.BOURIAL, dès son arrivée à la prison de Tiflet hier s’est vu privé de toutes ses affaires et placé immédiatement à l’isolement. Il a indiqué avant son transfert à Maître OULED, son avocate, qu’il poursuivrait la grève de la faim jusqu’à la mort et que la mort ne pouvait être pire que Tiflet 2.

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Abbahah, prisonnier politique saharaoui entame une grève de la faim

Nous, la famille de Sidi Abdallah Abbahah, prisonnier politique saharaoui du groupe de Gdeim Izik, actuellement détenu au sein de la prison marocaine de Tilftet 2, située à plus de 1200 kilomètres de sa ville natale, El-Aaiun, au Sahara Occidental, informons qu’il a commencé le 1 octobre 2018, une grève de la faim illimitée.

Sidi Abdallah Abbahah a été arrêté en 2010 après le démantèlement de Gdeim Izik et malgré l’absence de preuve quant à une quelconque culpabilité, la Cour d’appel Rabat l’a condamné à perpétuité en 2017, suite à un procès marqué par de nombreuses violations des garanties d’un procès équitable.

Abdallah subit un harcèlement quotidien et se voit infligé des mauvais traitements. Il est à l’isolement prolongé depuis son transfert à Tiflet2, victime de torture psychologique, et de raids quotidiens dans sa Cellule qui s’accompagnent même de violence physiques.

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Les prisonniers de Gdeim Izik actuellement détenus à Tiflet 2 sont toujours soumis à un régime d’isolement prolongé et à des traitements inhumains

PUSL.- Le prisonnier politique sahraoui Abdallahi Abbahah, du groupe de Gdeim Izik, actuellement détenu dans la prison Tiflet 2 au Maroc, fera une grève de la faim de 48 heures en vue de soutenir M.El Bachir Khadda du même groupe, qui a lui débuté une grève de la faim le 18 septembre dernier.

Selon les informations de sa famille, Abbahah a déclaré que cette grève visera à soutenir les demandes de M.Khadda mais également à dénoncer le harcèlement quotidien, les mauvais traitements et l’isolement prolongé auxquels il est soumis depuis son transfert à Tiflet, il y a plus de 5 mois.

Les prisonniers de Tiflet2, Mohamed Lamin Haddi, Abdallahi Abbahah et El Bachir Khadda ont été privés de contact avec l’extérieur pendant des mois. Ils ont également été victimes de tortures psychologiques, de harcèlement et de mauvais traitements. Ils sont confinés dans des cellules avec le strict minimum nécessaire et ne peuvent évidemment pas participer aux activités carcérales. Ces prisonniers n’ont que le mur de leur cellule pour compagnie 22 heures par jour.

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El Bachir Khadda, prisonnier politique Sahraoui du groupe de Gdeim Izik, entre en grève de la faim

El Aaiun, 18 septembre 2018 – La familile d’El Bachir Khadda

Nous, la famille d’El Bachir Khadda, prisonnier politique Sahraoui du groupe de Gdeim Izik, actuellement détenu à la prison Tilftet 2 au Maroc, à plus de 1200 kilomètres de sa ville natale, El-Aiun, au Sahara Occidental, informons qu’il a commencé aujourd’hui, ce mardi 18 septembre 2018, une grève de la faim illimitée.

El Bachir Khadda a été arrêté en 2010 à la suite du démantèlement du camp de Gdeim Izik, et malgré l’absence de preuves, il a été condamné à 20 ans de prison par la Cour d’appel de Rabat en 2017 lors d’un procés marqué par de multiples et graves atteintes au droit à un procès équitable.

En raison des conditions inhumaines et dégradantes de détention auxquelles il doit faire face ainsi que de la détérioration de sa santé, et après de nombreuses plaintes aux autorités marocaines et au CNDH (Conseil national des Droits de l’Homme du Maroc) par lui-même, sa famille et son avocat restées sans réponse, El Bachir a décidé d’entrer une grève de la faim afin:

1 – D’exiger l’accès à des soins médicaux immédiatement

2. – D’exiger son transfert au Sahara occidental en vue de se rapprocher de sa famille

3. – Que la cour de cassation réponde dans un délai raisonnable puisque le groupe Gdeim Izik est maintenant en prison depuis 2010

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Prisonniers politiques Gdeim Izik : l’excuse de la souveraineté pour justifier la torture

PUSL.- Un an après la confirmation de leur peines les prisonniers politiques sahraouis sont toujours torturés dans les geôles marocaines, dans l’attente d’une nouvelle décision de la Cour suprême marocaine.

L’attente de cette décision donne de l’espoir aux prisonniers, aux familles et à leur soutien. En effet, en 2016, l’agenda politique marocain a conduit à l’annulation du jugement du Tribunal militaire considéré comme inéquitable, injuste et illégale par plusieurs ONG et institutions. En réalité, cette annulation a permis au Royaume du Maroc d’arguer de ce que les prisonniers n’avaient pas épuisé les voies de recours internes et d’empêcher ainsi l’application des décisions onusiennes, tel que celle du Comité contre la Torture ou l’avis du Groupe de travail contre la détention arbitraire. De même, la séparation des pouvoirs permet au Royaume de ne pas libérer ces prisonniers innocents à défaut d’une décision judiciaire en ce sens.

Seulement, un lecteur averti sait bien que la Cour de cassation ne peut être saisi que de questions de droit ; elle ne saurait revenir sur les faits. D’ailleurs, elle a renvoyé, en 2016, l’affaire devant la Cour d’appel de Rabat sans conclure à la libération immédiate des prisonniers tout en constatant qu’il n’existait aucune preuve de leur culpabilité autre que des aveux rédigés par la police et la gendarmerie royale. Cela signifie que huit ans après les premiers actes de tortures auxquels les prisonniers ont été soumis, aucune enquête n’a été ouverte alors même que c’est ce qui aurait permis de conclure à la nullité de ces procès-verbaux. Et donc, de conduire à la libération des prisonniers.

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Un an après leur procès en appel, les prisonniers politiques sahraouis de Gdeim Izik sont toujours soumis à des traitements inhumains

Par Fito Alvarez Tombo – PUSL

Dix-neuf des 24 prisonniers politiques sahraouis du groupe dit de Gdeim Izik restent incarcérés, avec des peines allant de 20 ans à la réclusion à perpétuité et continuent d’être victimes de tortures, de mauvais traitements et de négligence médicale intentionnelle de la part des autorités marocaines.

L’avocate française de la défense du groupe de Gdeim Izik, Maître OULED Olfa, est extrêmement préoccupée par les violations constantes et persistantes des droits fondamentaux de ses clients commisses par les autorités marocaines, droits aussi bien reconnus en apparence par le droit national marocain que par le droit international.

“Ils ont été de nouveau soumis à des mauvais traitements et dans certains cas à des tortures, ainsi qu’à une extrême négligence médicale après leur dernière condamnation, le 19 juillet 2017 par la Cour d’appel de Salé. Outre le fait que le pourvoi devant la Cour de cassation est pendant, et que le procès en appel n’a pas montré qu’il existerait des éléments de preuve matériels qui permettraient de démontrer la culpabilité des accusés , il est aujourd’hui manifeste que certains des prisonniers sont aujourd’hui en danger de mort, en raison de leur état de santé. Nous nous sommes adressés, avec leurs familles, aux autorités compétentes et nous continuerons à le faire. Nous demandons simplement à ce que ces hommes soient considérés comme innocents puisqu’il n’y a aucune preuve de culpabilité autre que des déclarations signées sous la torture, tortures qui n’ont jamais fait l’objet d’une enquête. Pour ce qui est de la situation actuelle, il s’agit ici du respect du droit à la vie qui exclut l’isolement prolongé et la privation de contact presque total avec le monde extérieur. Une solution urgente doit être trouvée au regard des dommages irréversibles déjà causés».

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Les prisonniers politiques Sahraouis maintenus dans un isolement total prolongé


PUSL.- Les 4 prisonniers de Gdeim Izik détenus dans la prison de Tiflet 2 sont tenus en isolement prolongé ; certains d’entre eux n’ont plus accès aux livres alors qu’ils doivent passer des examens universitaires, et ils n’ont plus de réels contacts humains.

Les 4 prisonniers politiques ont été placés dans différentes unités de détention de la prison ; ils ne se voient jamais ni n’ont de contact les uns avec les autres.

Mr El Bachir Khadda est dans cette situation depuis plus de 9 mois (285 jours), depuis son transfert à Tiflet 2 le 16 septembre 2017 ; il n’a ni livres, ni radio, ni télévision. Il passe 22 heures à l’isolement total dans sa cellule, mais même lors des 2 heures de promenade qui lui sont accordées, il préfère rester dans sa cellule à cause de harcèlements continus de la part des criminels de droit commun, comportements encouragés par les gardiens. Quand les autres prisonniers essaient cependant d’engager une conversation normale avec lui,  les gardiens les punissent.

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Nouveaux transferts de prisonniers politiques Sahraouis

Sidi Abdallahi Abbahah et Mohamed Bourial, prisonniers politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik ont été transférés le matin du 7 mai de la prison de Kenitra à celle de Tiflet 2

Selon des informations des familles, Abdallahi Abbahah et Mohamed Bourial ont été très mal traités.

Une nouvelle fois, le transfert de ces prisonniers politiques a eu lieu sans que leurs familles ni leurs avocats n’en aient été informés.

Sidi Abdallahi Abbahah a été condamné à la prison à perpétuité et est systématiquement la cible de répression et de torture depuis son arrestation arbitraire en 2010

Mohamed Bourial a été condamné à 30 ans de prison.

Tous les deux ont poursuivi une grève de la faim de 33 jours cette année avec leurs camarades Mohamed El Bachir Boutanguiza et Abdallahi Lakfawni.

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Traitements inhumains et dégradants des 4 prisonniers politiques saharaouis en grève de la faim

Sidi Abdallahi Abbahah, Abdallahi Lakfawni, El Bachir Boutanguiza et Mohamed Bourial, prisonniers du groupe de Gdeim Izik et détenus au sein de la Prison Kenitra, en grève de la faim et donc placés à l’isolement depuis le 9 mars, continuent leur protestation malgré les traitements dont ils font l’objet.

En dépit de plusieurs plaintes envoyées aux autorités judiciaires marocaines par leur avocate française, Maitre OULED, pour demander l’ouverture urgente d’une enquête pour traitement inhumain, cruel et dégradant du fait de leur isolement, la santé des prisonniers demeure préoccupante.

Deux avocats de l’équipe de défense ont rendu visite aux prisonniers le 21 mars dernier et les prisonniers étaient très affaiblis.

Pour rappel, la loi marocaine autorise seulement l’isolement de détenus par mesure de précaution ou de sécurité, ce qui n’est pas applicable aux cas de ces quatre prisonniers.

Les prisonniers politiques sont maintenant en grève de la faim depuis le 9 mars, exigeant l’amélioration de leur conditions de détention ainsi que leur transfert au sein d’établissements pénitentiaires près de leurs familles.

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Le Maroc menace la vie des prisonniers de Gdeim Izik

Le 9 mars, 8 prisonniers politiques sahraouis du groupe Gdeim Izik détenus au sein des prisons d’Ait Melloul et de Kenitra, ont entamé une grève de la faim pour exiger le respect de leurs droits fondamentaux.

Le 8 mars, les directeurs respectifs de ces deux prisons ont informé les prisonniers qu’ils avaient reçu une note de service, une note officielle disant que s’ils entamaient une grève de la faim, ils seraient placés à l’isolement.

Dans la prison d’Ait Melloul, Sidahmed Lemjeyid et Mbarek Lefkir ont suspendu leur grève de la faim le 12 mars après les menaces proférées par le directeur de la prison. 

Selon les informations des familles, Mohamed Bani et Brahim Ismaili ont été placés à l’isolement le 12 mars sans aucun accès à l’eau potable. Les cellules d’isolement au sein desquelles ils ont été confinés sont connues pour être des “cercueils” et n’ont pas de fenêtres, les prisonniers doivent dormir par terre.

La fille de M. Ismaili a rapporté le fait que le directeur régional des prisons d’Agadir et le directeur de la prison d’Aït Melloul 2 ont dit à M. Ismaili que s’il tombait dans le coma, ils lui donneraient une injection pour se débarrasser définitivement de lui. Ce qui mettrait “fin aux ennuis”.

Le 9 mars dernier, à 8h du matin, Sidi Abdallahi Abbahah, El Bachir Boutanguiza, Mohamed Bourial et Abdallahi Lakfawni ont été conduits dans des cellules d’isolement à Kenitra puisqu’ils ont décidé d’entamer une grève de la faim.

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